Association Nationale
des Chasseurs de Gibiers d'Eau

Communiqué de presse


La réunion de l'AEWA qui s'est tenue en Afrique du Sud du 4 au 8 décembre a rassemblé un total de 289 participants, dont des délégués représentant 56 des 78 pays cosignataires de l'Accord. Voici les premiers retours dont nous pouvons vous faire part :


1- Les dernières évaluations montrent que l'état de la population de nombreux oiseaux d'eau chassables et non chassables s'est détérioré ces dernières années. Les préoccupations majeures lors de cette réunion pour les chasseurs comprenaient le Fuligule Milouin et l'Huitrier Pic. L'AEWA préconise l'instauration d'un plan d'action Européen pour ces deux espèces. L'ANCGE pèsera de tout son poids pour que la mise en œuvre des plans d'actions ne soit pas suspensive de la pratique cynégétique.

2- Tous les suivis ont montré que les populations d'Oies cendrées avaient augmenté de manière spectaculaire. Cet accroissement cause de plus en plus de conflits dans de nombreux pays, en particulier dans les domaines de l'agriculture, de la sécurité aérienne et en matière de biodiversité. Les gouvernements des pays de l'Union Européenne ont souligné la nécessité de mettre en place une coordination internationale pour gérer les Oies cendrées. Le principe d'un plan de gestion Européen a été validé par les membres présents lors de cette réunion. Cependant, certains pays ont fait part de leur souhait de ne pas mettre ce plan en œuvre. Cette décision nuit à la cohérence du plan, nuisant ainsi à l'efficacité de la coordination internationale. Cela marque un contretemps notable dans le processus de mise en œuvre du plan de gestion de l'Oie cendrée en France.

3- Le plan de gestion international concernant la Barge à Queue Noire a été prolongé de 10 ans. Dans ce contexte, l'arrêt du moratoire en France et le retour de la Barge à Queue Noire en tant qu'espèce chassable semble compromis.
Outre ces points spécifiques, l'AEWA va continuer à œuvrer pour la protection des zones humides notamment par la conservation de ces habitats, nécessaires pour la reproduction, la migration et l'hivernage des oiseaux d'eau. Par ailleurs, l'AEWA va accentuer son travail quant à la restriction du plomb dans les zones humides. Cette mesure, déjà en vigueur en France, ne l'est pas sur l'ensemble de l'aire de distribution Ouest-Paléarctique des oiseaux d'eau. L'ANCGE soutient la cohérence de cette mesure.

L'équipe de l'ANCGE

 

 

Voir aussi le communiqué de la FACE