Association Nationale
des Chasseurs de Gibiers d'Eau

Z00M sur les différents chants des canes colverts

 

 LA CANE DE POSE

C'est probablement la cane la plus difficile à obtenir. Elle est bien différente du court cri. La cane de pose ne doit donner que trois coups. Certaines peuvent en lancer un quatrième lorsque le gibier est méfiant. Son chant est grave, régulier, sans à-coup et donné calmement. Une bonne cane de pose est souvent la clé d'un bon attelage, elle est vraiment efficace sur les paquets et pour avertir le chasseur. La cane ne doit pas chanter sur le gibier au loin et ne doit pas rappeler. Elle ne doit chanter que sur le canard venant à la pose et sans s'exciter. C'est une cane rare qui doit être préservée et donc mise à plateau.

 

LA PLEUREUSE DE POSE

La pleureuse de pose n'est pas rencontrée sur toutes les mares de hutte. Elle a ses adeptes, mais avouons qu'ils sont peu nombreux. La pleureuse de pose peut s'apparenter à l'amassoire. Elle a le cri long et langoureux. Son chant, comme son nom l'indique fait penser à un nourrisson pleurant le sein de sa mère. Son chant peut être plus ou moins court, il peut aller de deux à dix coups. Certains en ont même obtenu qui ne donnaient qu'un seul coup. Elle est utilisée tantôt en cane de pose et tantôt en cane de rappel.

 

LA CANE COURT CRI

La cane court Cri est différente de la cane de pose, elle ne donne que trois à cinq coups, mais elle n'a pas pour but de chanter uniquement sur le gibier. Elle doit être légèrement plus agressive et elle doit chanter régulièrement. Son rôle est surtout de faire rapprocher le gibier qui tourne après que les chanteuses aient dirigé le gibier vers la mare. Elle doit être placée mi trop près, mi trop loin de la zone de pose. Les courts cris, contrairement aux canes de pose, ne doivent plus chanter lorsque le gibier est posé.

 

LA CANE DEMI CRI

La demi cri n'est pas la cane la plus facile à obtenir et pourtant elle joue un rôle majeur dans l'attelage. Avec l'évolution des mœurs, de plus en plus de chasseurs ont remplacé les courts cris, et les canes de pose par de la sauvagine, ce qui est bien dommage. La demi cri à l'avantage d'être proche du chant du colvert sauvage. Elle ne lance que 6 à 8 coups et promet d'entretenir un chant harmonieux toute la nuit sur la mare. Lorsque le gibier est méfiant, elle est préférable aux longs cris qui sont plus rebutants. Pour les marais où peu de chant est nécessaire, elle est de bon augure pour trouver un compromis entre les chanteuses et la sauvagine.

 

LA CANE LONG CRI

La long cri n'est rien d'autre qu'une chanteuse de mare. C'est sans doute une des canes les plus simples à obtenir, bien que quelques mauvaises souches existent encore. Elle doit chanter très régulièrement, plus de 15 coups et d'une voix mélodieuse sans à-coups. C'est elle qui est placée en fond de mare et qui doit mener l'attelage. Elle doit voir le gibier arriver de loin et le guider sur la mare, vers les demi-cris et courts cris. Elle peut forcer sur le gibier au vol, mais en aucun cas elle ne doit continuer à chanter quand le gibier est prêt à poser. Par grand vent, les chanteuses de mare sont indispensables. Elles peuvent être doublées, voir triplés en nombre si la taille de la mare le permet. Elles doivent être en excellente condition physique pour bien chanter lors des longues nuits d'hiver, mais ne doivent pas être utilisées trop régulièrement afin de ne pas leur casser la voix.

 

LA CANE DE CAGE

C'est sans doute la cane la plus particulière de l'attelage. On peut déjà la reconnaître en la regardant évoluer dans le parc. Elle a le torse plus fort que toutes les autres canes et quand elle chante, elle se tient droite comme un pic. Des lignées de canes de cage existent un peu partout en France désormais; surtout dans le Nord de la France où le gibier arrivant à de bonnes hauteurs, forcent les sauvaginiers à utiliser plusieurs dizaines de canes de cages pour le faire descendre. La cane de cage doit être infatigable, elle doit être en alerte sans arrêt et doit forcer sur le gibier qu'elle aperçoit au loin. Elle doit aussi être de bonne composition afin de braver les courants d'air violents des nuits d'hiver orientées aux forts vents d'Est. C'est elle qui chante le plus longtemps de toutes les canes mais attention se ne sont pas celles qui chantent le plus longtemps qui sont les meilleures. En effet, une cane donnant 30 coups régulièrement, en forçant sur le gibier avec une voix bien grave et régulière et de bien meilleure qualité qu'une chanteuse de cane ayant un cri interminable, mais aigu et railleur.

 

L’ALLONGEOIRE

C'est en quelque sorte une cane de cage au chant légèrement modifié. Comme la pleureuse de pose, elle a ses adeptes. Parfois utilisée sur les grandes mares en rappel et parfois utilisée en tant que cane de cage, l'allongeoire a une place un peu incertaine dans les attelages. Elle est censée grâce à son chant aux notes très allongées, attirer le gibier en forçant chaque coup lorsque le gibier est en vue. Pour les puristes, l'allongeoire n'a pas un chant naturel, et n'a donc rien à faire dans un attelage de canards appelants. Pour ma part je n'en ai jamais vu à l'œuvre, je m'abstiendrai donc de donner mon avis.   

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Bien souvent, on parle d'appelant et d'appeaux pour la chasse avec suivant l'interlocuteur une perception différente. Il est donc utile de clarifier la chose pour tous les chasseurs qui peuvent se méprendre ou qui se posent la question sur la partie législative des appelants.

 

En clair, l’appelant est un oiseau qu'on tient dans une volière, et dont les cris doivent attirer les autres oiseaux de la même espèce ou autre.

 Sont autorisé comme appelants les oiseaux nés et élevés en captivité, des espèces d’oies, de canards de surface et de canards plongeurs, la foulque macroule et leurs hybrides dont la chasse est autorisée:

Noms communs Noms scientifiques

Canard colvert

Anas platyrhynchos

Canard chipeau

Anas strpera

Canard pilet

Anas acuta

Canard siffleur

Anas penelope

Canard souchet

Anas clypeata

Sarcelle d’hiver

Anascrecca

Sarcelle d’été

Anas querquedul

Fuligule milouin

Aythya ferina

Fuligule morillon

Aythya guligula

Fuligule milouinan

Aythyamaril

Oie cendrée

Anser anser

Oie rieuse

Anser albifrons

Oie des moissons

Anser fabalis

Nette rousse

Netta rufina

Eider à duvet

Somateria mollissima

Harelde de Miquelon

Clangula hyelalis

Garrot à œil d’or

Bucephala clangula

Macreuse noire

Melanitta nigra

Macreuse brune

Melanitta fusca

Foulque macroule

Fulicra atra

Vanneau huppé*

Vanellus vanellus



* Le vanneau huppé est aussi autorisé comme appelant uniquement en Ardennes, Charente-Maritime, Gers, Gironde, Landes, Lot et Garonne et Pyrénées Atlantiques.

 

Les hybrides issus d’espèces chassables sont autorisés comme appelants.

Les hybrides issus de croisement entre espèce chassable et espèce protégée ou exotique sont interdits

 

Sont interdits comme appelants les limicoles (sauf vanneaux sur certains départements), les espèces exotiques (sarcelle du Chili) et les espèces invasives (Bernache du Canada).


Pour les puristes, vous pouvez télécharger le texte de loi qui régi en France la dénomination et la classification des appelants :

Téléchargez le document

 

 

Déclaration de l'Élevage

Tout détenteur d’appelant doit s’être déclaré au moins une fois à sa Fédération Départementale du lieu principal de détention de ses appelants (nom, prénoms, adresse, lieu(x) de détention des appelants).

Le lieu principal de détention est celui où sont détenus les oiseaux hors période de chasse.

Inutile de répéter cette déclaration, sauf en cas de changement d’adresse, de lieu de détention ou d’arrêt de détention.

 

Au sens de l’arrêté du 29 décembre 2010, les termes « appelants » et « détenteur » sont définis comme suit :

Appelant : oiseau vivant destiné à attirer un oiseau pour la chasse du gibier d’eau.


Détenteur : toute personne physique ou morale qui est propriétaire ou qui a la responsabilité d’un ou plusieurs appelants, à titre permanent ou temporaire.



Tout détenteur d’appelant doit se déclarer auprès de la fédération départementale des chasseurs du département du lieu de détention des oiseaux, dans un délai de 30 jours suivant la détention du premier appelant.


La déclaration précise à minima :

  • Le nom et les prénoms du déclarant
  • L’adresse du domicile du déclarant
  • Le(s) lieu(x) de détention des appelants



Toute modification du lieu de détention des appelants ou toute fin de détention définitive d’appelants doit faire l’objet d’une déclaration auprès de la fédération départementale des chasseurs, par le détenteur, dans les trente jours qui suivent la modification.

 

 

Taille de l'élevage

En période de chasse, le nombre d’appelants vivants attelés et parqués est limité à 100 oiseaux par installation, toutes espèces confondues.

 

Cette limitation s’applique également à la chasse au gibier d’eau lorsqu’elle est pratiquée sans installation. Les oiseaux détenus dans des parcs situés dans un rayon de moins de trente mètre autour de la nappe d’eau sont intégrés dans le décompte des appelants. Toutefois, sur les plans d’eau et territoires où de telles implantations de parcs sont matériellement impossibles, les oiseaux détenus dans des parcs couverts ne sont pas considérés comme appelants.

Attention, certaines associations limitent le nombre d’appelants vivants. Se renseigner auprès du Président de votre association.


Vous pouvez détenir un maximum de 100 ansériformes (canards, oies, cygnes) qu’ils soient appelants ou non. Au-dessus de 100 ansériformes, vous devez être titulaire du certificat de capacité et d’une autorisation d’ouverture d’élevage. La détention des espèces chassables ci-dessus est libre avec un maximum de 100 individus adultes et sous condition qu’ils soient bagués réglementairement s’ils sont destinés à être des appelants.

 

Si votre élevage dépasse 100 adultes ou si certaines espèces sont détenues, vous avez un autre système de gestion et de contrôle.

 

 

Le marquage des appelants pour le gibier d’eau

Tout appelant doit être identifié de façon unique et pérenne dans un délai de 20 jours suivant sa naissance, par bague fermée, conforme au modèle ministériel et portant au moins les inscriptions suivantes gravées en creux : le numéro d’ordre de l’oiseau, celui du détenteur naisseur et l’indicatif de l’organisation agréée. Les oiseaux sont marqués sur le tarsométatarse ou le tibiotarse par mise en place d’une bague en forme d’anneau fermé de section aplatie, sans aucune rupture ou joint. La conception, le matériau et la technique d’impression des caractères propres à ces bagues doivent garantir leur résistance à l’usure et assurer la permanence des inscriptions. Le diamètre, la hauteur et l’épaisseur de la bague sont fixés en fonction de l’espèce ou du groupe d’espèces d’oiseaux auxquels la bague est destinée. Après avoir été placée dans les premiers jours de la vie de l’oiseau, la bague ne doit pas pouvoir être enlevée de la patte de l’oiseau devenu adulte. L’utilisation des bagues ouvertes est restreinte à l’identification des animaux adultes ayant perdu leur bague fermée. 

 

 

Attention, chez certaines espèces comme la sarcelle d’hiver ou le pilet, la croissance des pattes est très rapide et la bague doit être posée vers l’âge de 10 jours.

L’utilisation des bagues ouvertes est restreinte à l’identification des animaux adultes ayant perdu leur bague fermée.

 

Tableau indicatif des diamètres de bagues utilisés par espèce :

 

7mm

Sarcelle d’hiver

8 mm

hybride sarcelle x mignon, sarcelle d’été

9 mm

siffleur, morillon, souchet, foulque

10 mm

pilet, chipeau, milouin, mignon, milouinan, garrot

12 mm

colvert, eider, macreuse

16 mm

oie rieuse

18 mm

oie cendrée et des moissons

 

 

 

Commander des bagues

 

 Imprimez en cliquant ici votre bon de commande de bagues fermées 2018 pour commander par courrier

Imprimez en cliquant ici votre bon de commande de bagues ouvertes 2018 pour commander par courrier

 

 

Le registre

Tout détenteur d’appelant doit tenir un registre, contenant au moins les informations figurant à l’annexe II de l’arrêté du 29 décembre 2010.

 

Il est simplifié :

Sa forme est laissée libre (papier ou informatique). Vous pouvez continuer d’utiliser celui que vous aviez, en ne remplissant que les colonnes restées obligatoires. Vous pouvez en changer pour toute autre forme.

Il n’y a plus de visa du maire ou autre démarche administrative

Il doit contenir au minimum les informations suivantes :

 

  • Identification du détenteur
  • Nombre d’appelants détenus
  • Évènements survenus
  • Mouvements d’oiseaux entre élevages (ex : vente, achat, don…)


Exemple :

 

Nombre d’appelants détenus

Date

Nombre d’appelants détenus sur le site

(information devant être actualisée à chaque entrées ou sortie d’animaux)

Espèces détenues

Nom commun

(facultatif)

A remplir…

A remplir…

A remplir…

 

 

Décés ou maladie (une ligne par animal)

Date

Espèce nom commun (facultatif)

Numéro individuel de l’animal

Cause de la mort

 

Si maladie : préciser ensuite si mort ou guérison

 

Si mort suite à une maladie : précisez symptômes et, si connue, le nom de la maladie

 

Si guérison : reporter le N° individuel de l’animal sur les documents vétérinaires (à conserver dans le registre d’élevage)

 

Si analyse faites : conserver les résultats d’analyses dans le registre d’élevage

A remplir…

A remplir…

A remplir…

A remplir…

 

 

Entrée sur site d’un animal provenant d’un autre détenteur

Date

Numéro individuel de l’animal concerné et espèce : nom commun (facultatif)

Numéro du détenteur précèdent

A remplir…

A remplir…

A remplir…

 

 

Sortie de site d’un animal à destination d’un autre détenteur

Date

Numéro individuel de l’animal concerné et espèce : nom commun (facultatif)

Numéro du détenteur suivant

A remplir…

A remplir…

A remplir…

 

 

Les informations contenues dans le registre doivent être conservées pendant une durée de cinq ans.

 

Vous pouvez vous procurer un registre à l’ANCGE :

 

Commander un registre détenteur

 

Commande par courrier

 

 

Si l’appelant change de propriétaire ?

Le nouveau détenteur enregistre simplement l’arrivée de cet oiseau, avec son numéro de bague et sa provenance (voir tenue du registre). Pour cette raison, lors de foire aux appelants et ou lors d'échanges, tous les appelants doivent être bagué. Sans cela, ils ne pourront jamais être utilisés pour la chasse..

 

 

Grippes aviaires

En 2005, l’Europe faisait l’expérience d’une nouvelle maladie des oiseaux : une « grippe aviaire » en provenance d’Asie, très contagieuse, très virulente pour les élevages de volailles et qui paraissait pouvoir être transportée sur des milliers de kilomètres par des oiseaux migrateurs. L’agent en cause était le virus Influenza H5N1 hautement pathogène. Le phénomène pourrait se reproduire en 2016-2017 avec le H5N8.

De nombreuses mesures de précaution sanitaire ont été prises par l’Union Européenne, en vue de protéger les élevages de volailles. Les chasseurs français ont été concernés par ces mesures qui ont tout d’abord interdit l’usage des appelants pour la chasse aux oiseaux d’eau, puis l’ont autorisé par dérogation, moyennant des obligations supplémentaires.

Aujourd’hui, si l’Influenza H5N1 continue de sévir en Asie, l’Europe paraît moins touchée et la France est depuis plusieurs mois en niveau de risque négligeable. Dans ce contexte, il est apparu possible d’assouplir les mesures de surveillance des appelants et de tenir compte des demandes de simplification émanant des chasseurs d’oiseaux d’eau et détenteurs d’appelants. Le présent registre présente la nouvelle règlementation 2011 sur les appelants.

La surveillance active
L’écouvillonnage des appelants est supprimé tant que la France est en niveau de risque influenza négligeable ou faible. En cas de niveau de risque modéré, si certaines régions peuvent continuer d’utiliser les appelants, des écouvillonnages de surveillance pourront y être déclenchés à la demande des experts.


La surveillance passive
Les évènements sanitaires survenant dans l’élevage d’appelants doivent être enregistrés (voir tenue du registre). Si le détenteur observe dans son élevage des mortalités (hors cause évidente) ou des signes nerveux sur plus de 5 oiseaux sur une période de 7 jours, il doit le déclarer à son vétérinaire traitant et à la Fédération Départementale des Chasseurs. Les analyses qui pourront être effectuées, ainsi que les frais vétérinaires, seront alors pris en charge par l’État (via une convention avec la FNC). Vous n’aurez rien à payer : vétérinaires et laboratoires doivent adresser leur facture à la FNC.

Cette surveillance passive est essentielle en tant que sentinelle de l’Influenza aviaire sur notre territoire. Ne la négligez pas !



Les niveau de risque influenza

 

 

Niveau de risque Critère de définition du niveau de risque Règlement appelant

Négligeable

Absence de cas* en France et absence de cas dans les couloirs migratoires des oiseaux sauvages arrivant et transitant en France, qu’il y ait ou non des cas dans les zones de départ.

Transport et utilisation autorisés

Faible

Absence de cas* en France et présence de cas dans les couloirs migratoires des oiseaux sauvages transitant en France, ou présence de cas dans des pays non voisins de la France métropolitaine.

Transport et utilisation autorisés

Modéré

Absence de cas en France et présence d’au moins un cas dans un pays voisin de la France métropolitaine.

Transport et utilisation interdits sauf dans certaines régions définies par les experts en fonction de la situation

Élevé

Présence de quelques cas isolés en France ou cas groupés dans une unité écologique

Transport et utilisation interdits

Très élevé

Présence de plusieurs cas isolés ou cas groupés dans deux unités écologiques ou plus.

Transport et utilisation interdits